L’histoire du Petit Chaperon Rouge

Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eût su voir ; sa mère en était folle et sa grand’mère plus folle encore….
On connait la suite, la mère prépare des galettes qu’elle fait porter par sa fille à la grand’mère qui habite de l’autre côté de la forêt, la petite rencontre le loup, celui ci arrive en premier chez la grand’mère et la dévore. A partir de là, les versions divergent !
Au Moyen-Age, une tradition orale, reprise dans la plupart des pays d’Europe, donne une version très sanglante où le loup convie la petite à un repas où il sert à manger… la grand’mère !
La version de Perrault du 17è siècle est la plus ancienne qui soit retranscrite, c’était également la première fois que des contes s’adressaient directement à des enfants et non plus à des adultes chez qui les contes de fées étaient très à la mode. Dans cette version déjà édulcorée, le loup mange la vieille dame en se cachant des bûcherons qui travaillent dans la forêt voisine. Il tend ensuite un piège au Petit Chaperon rouge et finit par la manger. L’histoire en finit là, sur la victoire du loup. Pas de fin heureuse pour l’héroïne, la morale de Perrault est sans appel.
Chez les frères Grimm au 19è siècle, la fillette fait la rencontre d’un loup, qui finit par la piéger et la dévore elle et sa grand-mère. Un chasseur vient néanmoins pour les sauver en ouvrant le ventre du loup. Le Petit Chaperon rouge et sa grand-mère en sortent saines et sauves.

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LA PEUR DU LOUP et LE PETIT CHAPERON ROUGE

Dans notre histoire, la Grand’Mère est chez elle, c’est le jour de son anniversaire et elle attend sa petite fille, le Petit Chaperon Rouge. Par la fenêtre, une video nous permet de voir passer l’enfant à différents âges de la vie, petite, plus grande, et enfin adulte. Car la grand’mère fait le lien entre les générations, entre elle-même, sa fille qui est la mère du Petit Chaperon Rouge et le Petit Chaperon Rouge.

Les histoires sont là pour transmettre des connaissances et des protections entre les générations. Dans les différents contes intégrés à notre spectacle, il est question de l’importance de la bonne entente entre voisins, du mensonge, de la solidarité,  des éléments naturels qui deviennent incontrôlables, et aussi bien sûr du loup.

Car cette histoire est aussi l’histoire de l’attente du loup. De la peur et de l’attente. Quand on vient voir Le Petit Chaperon Rouge, on veut voir le loup, on a envie d’avoir peur, et on a peur d’avoir peur.
La peur est nécessaire à l »enfant, elle l’aide à se construire : elle le prévient du danger, sinon il se brûlerait, il escaladerait le balcon, il ne verrait pas le trou de l’escalier….

Grâce à la peur, l’enfant adopte les bons réflexes pour se protéger tels que arrêter de courir, écouter les voix, les bruits, observer avant d’avancer….En ayant la possibilité d’expérimenter sa peur, l’enfant trouve la sécurité et il grandit . Durant le spectacle, le Petit Chaperon Rouge grandit.

Nous mettons en scène une grand’mère qui attend sa petite fille, et qui raconte l’histoire du loup qui avait dévoré une autre petite fille. Grand’Mère raconte cette histoire pour que les enfants la connaissent bien, c’est acquis, puis elle explique comment elle-même est là pour protéger les enfants, et comment elle s’entraîne pour ne pas être attrapée par le loup. Elle s’entraîne moralement mais aussi physiquement ! Nous avons voulu proposer une manière entraînante d’être courageux.

La peur doit être accueillie avec bienveillance. Quand la peur est reconnue, on ne se ment plus, on est en accord avec soi même …. et on a moins peur ! Alors la grand’mère raconte des histoires, celles qui font peur, celles qui font rire, celles qui donnent du courage.
Nous avons aussi voulu détourner ce que tout le monde attend. Bien sûr il y a le loup, et bien sûr on aura peur.

La Grand’Mère s’endort dans son fauteuil, et grâce à un manteau dont la capuche est un masque de loup, elle se transforme en loup pendant son sommeil, comme un cauchemar.
Mais finalement ce n’est peut être pas du loup que nous avons sur scène qu’il faut avoir peur, car coup de théâtre, le loup qui intervient n’est pas un loup sanguinaire, c’est un bon loup, qui ne recherche que des amis.

L’enjeu n’est pas de terroriser, mais d’avoir une expérience et l’enfant aime savoir, que même s’il existe des dangers, il s’en sortira toujours.
Avoir peur et dépasser cette peur, l’apprivoiser , voilà qui est essentiel au développement de l’enfant. Le spectacle permet d’expérimenter ce que la société interdit de plus en plus, des expériences fortes, avec des émotions fortes.

La figure du loup est particulièrement intéressante dans ce cadre, car le rapport de l’homme au loup a beaucoup évolué dans le temps.
Dans les temps anciens, au néolithique, on s’identifie au loup, à son courage, à sa force, à son endurance, à son flair. On peint des loups sur les parois, les shaman mettent des masques, des costumes de loup.

Puis, l’homme devenant gardien de troupeau, le loup devient un ennemi qui vole les bêtes pour les dévorer, celui qui faisait envie et était un modèle devient celui à éliminer, il faut maintenant avoir peur de ce rival.

L’enthousiasme et la peur qui entourent l’arrivée du loup ont des racines dans ce rapport ambigu, et dans notre spectacle on voit qu’il est délicat de se fier aux apparences, ou de juger trop vite qui on a en face.

En 2015 des faits tragiques se sont déroulés. Il est très important à tout âge de pouvoir parler de l’innommable, sous toutes ses formes, par les mots, par les dessins, par des spectacles qui permettent de parler d’événements terribles, avec des personnages identifiés et dont on peut parler, dont on peut avoir peur et oser le dire, puisque c’est le loup.

A la fin du spectacle, le Petit Chaperon Rouge ne sortira pas de la forêt , car elle n’a plus peur.

La Flûte Enchantée

 

 

affiche la flutre vierge

 

L’Histoire commence ainsi :
Le Prince Tamino, qui s’est égaré dans la forêt en faisant la chasse, est attaqué par un énorme serpent. Toutes ses flèches n’ont pu avoir raison du monstre. Désemparé et à bout de forces, Tamino perd connaissance…Quand il se réveille, il est bien étonné de voir un être vêtu de plumes, qui joue de la flûte de Pan et porte sur son dos des cages pleines d’oiseaux. C’est Papageno, un homme‐oiseau…. Nous entrons dans une histoire hautement colorée et fantastique, peuplée de fées, de princesses radieuses, de génies, de rois et de prêtres. Les pouvoirs terrestres et surnaturels s’affrontent; la trahison, la haine et la destruction s’abattent sur l’innocence, la laideur affronte la beauté; éternel combat entre le bien et le mal.

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